Mardi 16 Février

Publié le par Fanny et Mathilde.

Mais qu'a-t-on vu !?!

Beaucoup d'entre-vous se posent peut-être la question ... qu'avons nous fait depuis la Bulgarie ?
Il me sera impossible de tout vous compter, en détail, et puis vous n'avez qu'à y aller voir par vous même ! Enfin, je suis sure que vous avez tous une bonne raison pour rester bien au chaud chez vous, alors, nous allons vous donner quelques informations !

En quittant la Bulgarie, en train, évidemment, nous nous arrêtons pour rencontrer deux "fans" de notre aventure juste avant la frontière. Ils nous accueillent très gentillement dans leur petite ville au bord du Danube, qui, à cet endroit forme la frontière entre la Bulgarie et la Roumanie. Ce sont deux autochtones typiques, ou plutôt atypiques du nord de la Bulgarie. l'un d'entre eux parle allemand, l'autre anglais, mais c'est en termes très approximatifs qu'ils s'expriment et nous avons souvent bien du mal à les comprendre. Heureusement, notre soirée s'achève rapidement car il est tard et nous sommes fatiguées.
Le lendemain matin, nous profitons du temps que nous avons avant de reprendre le train, pour aller faire un tour sur les bords du Danube désertés. Le vent souffle et entraîne la neige en nuages. Seuls quelques travailleurs au bord du fleuve raclent les pontons d'embarquement, couverts comme des bêtes.
Cela semble irréel, de l'autre côté de l'eau, c'est la Roumanie, et pourtant, le Danube n'est pas large !
Quelques heures plus tard, nous sommes dans le train, nous traversons un pont et ça y est, nous sommes en Roumanie.
o Les rails...
Nous nous rendons chez nos amis de Bucarest. Deux ans auparavant avec Clémence, nous les avions rencontré. Aujourd'hui, ils nous accueillent avec autant de chaleur ! Durant notre séjour à Bucarest, la neige ne cesse de tomber. La première journée, nous nous rendons à pied jusqu'au centre de la ville, j'ai du mal à reconnaître les jardins, qui, l'été sont pleins de vie et verdoyants. Mais le paysage est autre: tout semble plus calme, ouaté, avec une pointe de surréalisme. Bucarest n'a pas beaucoup changé depuis deux ans, peut-être un peu plus de voitures neuves, les travaux de réhabilitation du centre en sont toujours au même point ... mais "qui va piano, va sano e va lontano" !
A la fin de notre court séjour dans la capitale Roumaine, Miruna nous propose le contact d'un de ses amis, dans les Bucovines ! Il est professeur de théologie ! Nous sommes ravies, car peut-être pourrons-nous discuter un peu de la religion orthodoxe, que nous connaissons si mal !
Après une nuit dans le train et une escale à Suceava, nous voici enfin, vers 15 heures à Pojorata ! Gabriel, le professeur de théologie nous attend sur le quai et nous hèle en français ! "A mais vous parlez français !?" ... signe négatif de la tête ... "so english?" ... " NO... Romania", les échanges vont être faciles ... effectivement, le langage des signes commence, chez lui, il nous demande si nous avons faim, par politesse nous acceptons, bien qu'à 17 heures, nous ne soyons pas prêtes à avaler une soupe, de la viande et du chou !
Sa maison est grande, l'entrée est froide, presque autant qu'à l'extérieur (à ce moment -19) ... le salon aussi ... enfin la chambre où nous dormirons est chauffée avec un gros poêle de faïence. Là nous passons un bon moment à discuter avec la cousine de Gabriel, Andréa, qui parle un très bon anglais. Les deux jours que nous passerons dans les bucovines seront à partir de ce moment accompagnés de Andréa, qui nous servira d'interprète. Alors les discussions plus philosophiques s'engagent. Nous sommes surprises par la question qu'il nous pose et que nous retrouverons plus tard chez nos camarades Hongrois, lorsque nous leur disons que nous sommes païennes  : "mais, si vous n'avez pas un Dieu qui régit votre vie selon des lois, comment est-il possible que vous soyez fidèle à votre époux (épouse) ?". Nous lui expliquons que nous pensons plutôt que nos lois sont celle de notre communauté qui sanctionne le "pêcheur" ... vision simplifiée, mais explicite.
Bientôt nous quittons le nord est de la Roumanie pour gagner Brasov. Escale à Peles, dont nous ne pouvions nous passer d'admirer la splendeur.
b Le sublime château de Peles
A partir de Peles, le paysage architectural change. En effet, nous entrons dans l'ancienne Hongrie, dans l'ancien empire, la Hongrie d'avant le traité de Trianon. Les villes se germanisent, et Mathilde a parfois l'impression de retrouver des paysages de son année passée, en Allemagne.
A Brasov, nous commençons à comprendre quels sont les problèmes de cette région. Nous sommes recus par des Hongrois, en Roumanie, en Transsilvanie plutôt. Ils nous expliquent que 20% de la population environ est dans leur cas. C'est à dire Hongroise depuis des générations mais habitant sur un sol devenu Roumain. Situation extrêmement délicate, surtout pour deux françaises. En effet, en 1920, le traité de Trianon enlève à la Hongrie 70% de son territoire, afin de briser l'empire Austro-Hongrois.
Au fur et à mesure de notre avancée en Roumanie (Sibiu, puis Cluj-Napoca), nous comprenons de plus en plus le problème en rencontrant des hongrois-roumains.
Dernière étape de Roumanie : Oradea, chez George. Quel plaisir de discuter avec cet ami rencontré deux ans auparavant avec Clémence, dehors, il neige, le torrent qui coulait l'été est maintenant gelé et des couleurs fabuleuses de bleus, turquoise et verts irisent la surface de l'eau.
Nous ne pouvons partir si vite de chez Georges, car nous passons la journée entière à discuter, à fureter dans la bibliothèque bien garnie de George ... mais les deux jours passent bien vite et Lazlo nous attend déjà en Hongrie.
Nous quittons Jacqueline et George le coeur un peu serré pour prendre le train direction Szeged. Lazlo nous récupère à la gare et nous voici dans un autre pays, avec d'autres gens, tout va bien vite. Lazlo nous fait visiter Szeged, nous montre les perles de sa ville et nous conseille surtout de revenir en été ou tout est beaucoup plus beau et vivant ! Lazlo doit rejoindre des amis pour son travail a Pesc et nous propose de l'accompagner. Ce sont de grands gars costauds et bons vivants qui nous font découvrir toutes les boissons locales, et nous font goûter la fameuse goulash, ce plat épicé (au paprika) qui réchauffe et tient au corps, tout à fait adapté à la saison !
bulgarie2004_big.jpg
Très vite nous quittons le sud de la Hongrie pour gagner la capitale. A Budapest, nous avons vraiment l'impression d'arriver dans "l'Ouest". A la sortie du métro un pickpocket essaye d'ouvrir ma poche de ceinture, des jeunes loqueteux refont leur apparition, tout ce qu'on considère comme moderne et indispensable au bonheur comme les chaînes de magasins, les panneaux publicitaires, etc. nous saute au yeux ...
Nous passerons deux jours dans cette belle capitale, profitant des bains du Gellert, discutant littérature avec Stephane, un français en exil dans l'est, visitant ce monument néo-gothique qu'est le parlement, ou bien arpentant Buda et son château à la tombée de la nuit.
l Le bastion des pecheurs
Cette ville recèle de trésors qu'il est impossible de découvrir en une seule fois. Alors, il faut de toute façon mettre un terme à nos découvertes et continuer notre route vers le nord ou un ami de Mathilde rencontré en Allemagne, en Erasmus nous accueille chez lui. Sa famille est très hospitalière, et on nous pose plein de questions sur notre aventure. Ils n'ont pas l'habitude de rencontrer des françaises et encore moins des filles qui marchent pour un an ! Miskolc, la ville dans laquelle ils vivent n'est pas très intéressante, alors on nous montre la rue principale qui a été refaite récemment dans le but d être éligible comme capitale européenne de la culture.
Notre passage en Hongrie s'achève bien vite, les parents de Mathilde arrivent a Vienne le 4 février et il nous reste encore une pause à faire à Bratislava en Slovaquie. En effet, le train pour Vienne passe par cette capitale Européenne, alors nous décidons de rester une nuit et une journée pour découvrir une facette de ce petit pays. Bratislava est une petite capitale, possédant un centre assez charmant mais sans attrait particulier. Vienne nous voici !
Dernier voyage en train, enfin ! Nous débarquons en Autriche, tout nous semble propre et organisé, a la façon germanique ! Tout s'enchaîne notre arrivée a la gare, le métro, la douche dans l'appartement que les parents de Mathilde ont loué pour quelques jours de vacances en famille ... C'est la fin d'un épisode, mais l'aventure continue !
n Et Schoenbrunn, avec Vienne et les parents de Mathilde
 



Publié dans Carnets de voyage

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lina 25/02/2010 19:34


on voit le chateau de Peles dans le film "une arnaque presque parfaite", je sais c'est nul comme commentaire, mais je l'ai reconnu tt de suite dans le film!!!!
bref bonne route les filles
bisous


Maison de l'Europe Nîmes 17/02/2010 10:31


Bonjour,

A cause des conditions climatiques actuelles, nous nous sommes inquiétés de votre santée.
Donc, très heureux en consultant votre blog que vous continuez courageusement votre périple.
Nous pensons souvent à vous et attendant avec impatience vos commentaires habituelles sur notre site.
A bientôt de vos nouvelles, bon courage avec toutes nos amitiés.

Jean-Pierre Boulay


Maïalen 17/02/2010 09:40


L'Ecosse se rapproche les filles, l'Ecosse se rapproche!!!


Marianne 17/02/2010 00:04


Si vous passez du côté du lac de Constance (Autriche), n'hésitez pas à sonner ^^