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" UN ABIME NOUS SÉPARE DE CEUX QUI SE BATTENT POUR UN BIEN-ÊTRE MATÉRIEL"
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"IL ME FAUT VIVRE COMME JE PENSE, SINON, TOT OU TARD, JE FINIRAIS PAR PENSER COMME J'AURAIS VECU..."

"ALLER N'IMPORTE OU MAIS BOUGER, FAIRE EN SORTE QU'ENFIN, IL SE PASSE QUELQUE CHOSE! "
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Vendredi 21 septembre 5 21 /09 /Sep 12:01

http://img.over-blog-kiwi.com/0/16/41/34/201209/phpGtq1ba

 

3 ANS jour pour jour et heure pour heure que nous dévalions les pentes du Ventoux vers notre destin !

Aujourd'hui, j'ai bien du mal à reconnaître les deux jeunes femmes sur cette photo! Quel changement ! Que de rencontres, d'expériences vécues qui font aujourd'hui de nous des femmes libres et engagées à la fois !

 

Et bientôt en boutique le récit de nos aventures ! Nous vous invitons à surveiller la sortie de notre livre aux éditions Picollec. Sans prétention littéraire aucune, nous ferons vivre l'Aventure avec nous. 

 

M&F

Par Fanny et Mathilde. - Publié dans : Press book, transmission
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Mardi 20 mars 2 20 /03 /Mars 14:27

Pour nos nombreux lecteurs qui parlent le tchèque ;-) voici un article dont nous avons retrouvé l'existence il y a peu. Selon le dictionnaire en ligne, c'est positif :-) 

 

 

http://prachaticky.denik.cz/zpravy_region/pt_skautky20100222.html

 

fannymatylda_denik-380.jpg

 

Skautky z Francie, jež putují Evropou, nadchl masopust

Francouzské skautky Mathilde Gibelin a Fanny Truilhé (zleva), které putují pěšky Evropou, prošly nyní jižními Čechami.

Autor: Deník/ Václav Pancer

 

23.02.2010 05:56

 

Týn nad Vltavou – Mrazům navzdory spí nyní noc co noc ve stanu.


Denně urazí kolem 30 kilometrů a úsměv je přesto neopouští. Dvě francouzské skautky, které putují od loňského září pěšky po Evropě, v minulých dnech prošly jižními Čechami.
Rozhodnutí k desetiměsíční cestě bylo prý jednoduché. „Jsme zvyklé chodit pěšky, protože jsme skautky, hodně času trávíme venku. Já jsem navíc dokončila studia historie, takže to byl dobrý moment,“ říká čtyřiadvacetiletá Fanny Truilhé z města Orange.
Ona a o tři roky mladší Mathilde Gibelin z Nîmes se na pouť vydaly loni 21. září. Cíle mají jasné: poznat více samy sebe, evropskou kulturu a mentalitu. Z Francie šly přes Itálii do Řecka, pak vlakem projely Bulharsko, Rumunsko, Maďarsko a Slovensko. Z Rakouska už jdou opět po svých.

Na sníh lopatku

Přespávají většinou venku, zpravidla někde v lese, jen občas, když je velký mráz, požádají někoho o nocleh. Třeba noc z minulého úterý na středu strávily v přírodě pět kilometrů před Týnem nad Vltavou. Sníh odházely lopatkou, kterou s sebou nese Mathilde. „Byla trochu zima, ale máme dobré spacáky, takže to jde,“ usmívají se nad čajem v jedné vltavotýnské kavárně.
V prvních dnech měly problém zvyknout si na batohy, které váží 19 kilogramů (nesou si i pár knih). Kamarádky, jež se znají deset let, ujdou denně kolem 30, někdy i 50 kilometrů. „Mám nové boty, staré se rozpadly. Bolí nohy, chodidla, puchýře, ale to k tomu patří,“ vyprávějí.
V jižních Čechách prožily několik dní. Když dorazily do Budějovic, nevěděly, kde přespat, a náhodou si na náměstí všimly vlajky Francouzské aliance. Její ředitel jim pak nabídl nocleh. Seznámily se se studenty, ochutnaly budějovické pivo, Fanny oceňuje architekturu v historickém centru. „Krásný byl masopust na náměstí, klobouky s růžičkami. Ve východní Evropě je vůbec mnohem víc živých tradic než v západní,“ srovnává Fanny.
Poněkud je ovšem překvapil sníh. Jednak ho v jižní Francii bývá jen kolem pěti centimetrů a jednak s sebou měly katalog o jižních Čechách zachycující zdejší kraj v létě. „Je magický,“ jsou ze sněhu nadšené.
Při otázce, jestli nemají jako dvě ženy strach, kroutí hlavami. Spaní v lese považují za bezpečné. „Vlci tu nejsou, takže se absolutně není čeho bát,“ směje se Mathilde nad rozloženou mapou.

Deník si píší obě

Každá ze zemí je něčím překvapila. V Itálii, kde byly skoro dva měsíce, se trochu naučily i jazyk. Nepříliš rády ovšem vzpomínají na Turín, za nímž šly 20 kilometrů průmyslovou zónou. V Řecku je zase uchvátily mimo jiné Thermopyly. Přesto raději chodí než se vozí vlakem. „Když jdeme pěšky, je to lepší: nemusíme každý den plánovat, kde přespíme, a z vlaku také spoustu věcí člověk nevidí,“ vysvětluje Fanny.
Obě si píší deník, navzájem si je pak čtou. Až se vrátí domů, napíší společně o celé pouti knihu. Ačkoli si po cestě hodně povídají a smějí, přijdou pochopitelně i chvíle, kdy mlčí – to když potřebují ticho a přemýšlet.
S kamarády a rodiči jsou v kontaktu díky mobilům a internetu, na němž na adrese tourdeurope.over–blog.com zapisují zážitky. Nyní míří přes Teplice do Drážďan, pak je čeká ještě například Skotsko a Irsko. On the road prožijí celkem deset měsíců.
Rodiče jim putování, které plánovaly dva roky, schvalují. „Říkali, že takovou cestu má mladý člověk podniknout. A všechny útrapy nám vynahradí to dobrodružství,“ shodují se mladé skautky.

Par Fanny et Mathilde. - Publié dans : Press book, transmission - Communauté : Transportifs de tous horizons
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Mardi 31 janvier 2 31 /01 /Jan 18:20

Cela faisait bien longtemps que rien n'avait été posté sur ce blog. Voici un exercice d'écriture pour mon école de journalisme, comme quoi, ce tour d'Europe est toujours bien présent dans un coin de ma tête. Mathilde

 

Ouessant, le  1er juin 2010

 

Ma sœur,

 

Je suis en France, de retour. Trop de choses se bousculent dans ma tête et je ne sais par où commencer. Il faut dire que je suis assez faible. J’ai eu un mal de mer qui m’a littéralement cloué au lit, enfin au carré pour cette traversée. Nous sommes partis de Kingsheaven il y a trois jours et sommes arrivés ce matin. J’ai vomi tout le premier jour. Tu ne peux pas t’imaginer la quantité de ce que peut contenir un estomac. Effarant.

Je t’écris cette lettre les jambes flageolantes, assise à une petite table de granit, au soleil. Quel bonheur de sentir la chaleur sur ma peau, le sol ferme sous mes pieds et d’entendre parler français ! Cela faisait tellement longtemps.

Pour être honnête, la première chose que j’ai faite en arrivant sur l’île, après avoir embrassé le sol, a été de manger un croissant en buvant un café. Douce France…

Mais pendant que je t’écris ces lignes, je sens monter en moi le vague sentiment qu’une page se tourne,  que le retour à Ouessant et bientôt au Conquet marque la fin de quelque chose. C’est quoi ce quelque chose me demanderais-tu ? Je ne sais pas au juste, un mélange d’aventure, de liberté, de je m’en foutisme, une attitude qui choque les gens, celle de ne pas rentrer dans les cases. C’est juste jouissif. Je sens que la France va ralentir cela avant de finir par me remettre dans le chemin de l’habitude.

Ce petit port me rend nostalgique. Le cri des mouettes m’appelle et me dis que ce n’est pas trop tard. Que je peux repartir. Ne pas terminer la boucle en rejoignant le continent mais en rouvrir une autre plus grande. J’ai bien trouvé un bateau pour m’emmener d’Irlande en France. Je suis sûre qu’en deux jours, je pourrais trouver une embarcation. Pour où ? Les Etats-unis. L’Amérique du Sud. L’Islande. L’Afrique. Je ne sais pas, mais un bateau qui part loin du cadre habituel, avec ce roulis qui m’emmène dans un univers merveilleux, celui de la découverte. Cette sensation apaisante lorsqu’on est de quart, la nuit, avec un petit vent de travers, qui permet d’avancer à 7, 8 nœuds. Et là les yeux perdus dans les étoiles, revenant quand même de temps en temps vers la grosse boussole pour garder le cap, j’ai ressenti une liberté exceptionnelle. Il n’y a que le cliquetis des bouts sur les haubans pour nous rappeler que nous nous ne rêvons pas. Tu sais, exactement lorsqu’on saute en parachute, cette même sensation grisante et il n’y a que le bruit du vent qui siffle à tes oreilles qui te rappelle  que tu chutes et que tu ne rêves pas.

Mais sur un voilier, de nuit, il y a une atmosphère particulière, magique et mystérieuse, comme si on entrait dans un autre monde.

As-tu le bouquin que j’avais envoyé ? Bourlinguer de Blaise Cendras ? si oui, peut-être pourras-tu comprendre la force du voyage. On part et il y a ce fil qui nous rattache au foyer et plus le temps passe, plus il devient fort et repoussant. Comme deux aimants qui se repoussent lorsqu’ils sont placés à une certaine distance l’une de l’autre.

Je crois que le voyage est une ambiance, un vagabondage permanent, être un clochard céleste, un pape des escargots, chanter la bohème en dormant dans un fossé, lire l’itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand en passant à Sparte. Une sorte de joie de vivre totale, sucer l’os de la vie jusqu’à la moelle.

Toutes ces métaphores doivent t’ennuyer ma petite sœur à moi et pourtant je voudrais tant que tu comprennes ce que je ressens, ce besoin impérieux de partir sac au dos. Que tu entres un peu ce qui est devenu mon monde.

Je vais manger une bonne galette bretonne et je t’envoie ma lettre, hâte de te revoir la semaine prochaine.

 

Je t’embrasse très fort, Mathilde

 

P.S. : Finalement, je ne te poste cette lettre que le 30 juin. Je suis à Santiago du Chili, j’espère que tu comprendras. Je t’aime.

 

E/ Pause

Par Fanny et Mathilde. - Publié dans : Etat d'esprit - Communauté : Transportifs de tous horizons
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Vendredi 18 février 5 18 /02 /Fév 10:13

Bonjour à tous!

 

Un petit article pour prévenir ceux qui n'habitent pas trop loin de Nîmes que Mathilde fera une conférence samedi 26 fevrier à 11h à l'hôtel Vatel dans le cadre de l'Assemblée générale de la Maison de l'Europe de Nîmes.

Vendredi 25, elle s'adressera à des élèves de primaire de l'école D'alzon.

 

Nous vous tiendrons  au courant des conférences au fur et à mesure. Nous les privilégions une fois que le livre sera sorti. Il avance, doucement, mais sûrement.

 

Au sommet du Mont Ventoux, le départ!

Par Fanny et Mathilde. - Publié dans : Press book, transmission
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Mercredi 15 septembre 3 15 /09 /Sep 16:44

Voici le clip que nous avons réalisé. N'hesitez pas à la diffuser autour de vous. Nous sommes ouvertes à toute proposition pour des conférences ou interventions.

 

                                 

 

 

La piste musicale est "Le repos du guerrier" du groupe canadien "Mes aieux"

 

 

Marcher des heures à travers la forêt
Respirer par le nez, se retourner jamais
Mettre un pied devant l'autre pour trouver le repos
Poser les balises d'un monde nouveau

À la tombée du jour, atteindre la clairière
Ermite volontaire évadé de l'enfer
Faire une prière et faire un feu de bois
Boire à la rivière pour la première fois

Déplier la toile pour s'en faire un abri
Briser le silence en poussant un grand cri
Crier à tue-tête pour entendre l'écho
Et compter les étoiles couché sur le dos

Baigné dans la lumière d'une aurore boréale
Réaliser que la beauté est sidérale
Ralentir le rythme de la course folle
Folâtrer un instant sans but, sans boussole

Sentir le vent caresser son visage
Ajuster sa mire, se fondre au paysage
Ajouter des secondes au film de sa vie
Vidanger son cerveau tombé endormi

Plonger dans le lac du pays de Morphée
Féconder la terre où germent les idées
Débusquer dans le bois le grand caribou
Boucaner dans la pipe du bon Manitou

Chanter avec le lièvre, le renard et le loup
Louvoyer vers la cache du carcajou
Jouer de la vielle avec un farfadet
Descendre dans la grotte avec les feux follets


Laisser la poésie décider de son sort
Sortir au matin et accepter la mort
Mordre dans la vie sans penser à demain
Maintenir le cap tout droit vers son destin...

Par Fanny et Mathilde. - Publié dans : Press book, transmission
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